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Enfants de Tanzanie
Pour qu’un rêve devienne réalité
Présentation de l’Association Enfants de Tanzanie (EdT)
Lieu et date de sa création: Genève, juin 2002
Association à but non lucratif, exonérée d’impôts.
Pourquoi cette association?
Nous pensons que pouvoir suivre une scolarité est une des choses
essentielles que l’on puisse offrir à un enfant, afin qu’il
ait une chance de réussir dans sa vie.
Lorsque nous voyons des professeurs faire des kilomètres à pied
pour dispenser leurs cours, des parents d’élèves se sacrifier
pour construire une nouvelle classe, ou bien fabriquer eux-mêmes quelques
pupitres supplémentaires pour leurs enfants, lorsque nous voyons à quel
point l’instruction est pour beaucoup de tanzaniens la principale préoccupation,
et un souci quotidien, nous ne pouvons que vouloir les soutenir. Et lorsqu’un
enfant vient vers nous et nous demande, non pas de l’argent, mais un
cahier ou bien un crayon pour aller à l’école, comment
pouvons-nous rester indifférents ?
La Tanzanie est un des pays les
plus pauvres du monde et son gouvernement s’efforce d’améliorer
cette situation. Il a mis en place un programme d'aide aux écoles,
et collabore avec les districts, ainsi qu'avec les comités de parents
d'élèves. Toutefois,
en raison de l’immensité du pays - presque un million de km2
- c’est un travail lent, qui ne peut se faire que par étapes.
Quels sont nos buts?
Nous souhaitons apporter une aide aux enfants défavorisés
de Tanzanie, en étant à l’écoute de ses habitants,
sans vouloir leur imposer notre vision occidentale.
Pour cela, nous visitons
des écoles, des centres d’accueil pour
enfants des rues, pour dialoguer avec leurs enseignants et responsables.
Nous leur demandons quelles sont leurs priorités, et nous prenons
note de leurs besoins. Chaque école a ses problèmes spécifiques,
en fonction de la région dans laquelle elle se trouve. Par exemple:
dans les zones rurales, des instituteurs habitent parfois très loin
de l'école dans laquelle ils enseignent, alors qu’il est indispensable
pour eux d’être logés à proximité. Dans
ce cas, la construction d’un logement pour enseignants peut être
autant nécessaire que celle d’une nouvelle salle de classe.
En conséquence, nos buts sont de bien comprendre et connaître
les situations avant d’apporter notre aide.
Comment apportons-nous cette aide?
En finançant la construction et la rénovation d’écoles
afin d’améliorer les conditions dans lesquelles les enfants suivent les cours.
En Tanzanie il est malheureusement très courant
de trouver des classes dont le toit est prêt à s’effondrer,
où il n’y a ni portes ni fenêtres, où, dans une salle de classe, plus
de cent élèves sont entassés à cinq, sur des
bancs destinés à deux élèves. Des classes sans
tableau noir ou avec un tableau si abîmé, qu’il est presque
impossible d’écrire dessus. Pas de matériel scolaire
(craies, crayons, livres, cahiers, etc…), permettant aux enseignants
de donner des cours dignes de ce nom.
Dans toutes les écoles que nous
avons déjà visitées,
les sanitaires sont, non seulement totalement insuffisants (ex: pour une école
de 1200 élèves, six trous, 3 pour les filles, 3 pour les garçons),
mais aussi dans un état d’hygiène déplorable,
ce qui engendre une propagation de maladies qui pourraient être le
plus souvent évitées.
La poussière est un détail
insignifiant dans nos pays, mais très problématique pour les écoles
rurales en Tanzanie. Etant donné que la plupart des classes n’ont
ni portes ni vitres aux fenêtres, la poussière de la terre soulevée
par les pieds de centaines d’enfants dans les préaux, s’engouffre
dans les classes à un point tel qu’elle empêche de voir
le tableau noir, lorsqu’il y en a un.
Pour les enfants des rues
Nous apportons une aide ponctuelle à des
centres pour enfants des rues, selon leurs besoins. Par exemple : construction
d’un réfectoire,
rénovation de dortoirs, financement des frais d’écolage
etc. Les travailleurs sociaux nous informent quant aux moyens d’améliorer
la situation de ces enfants (une éventuelle réinsertion dans
leur famille ou dans un centre adéquat, sensibilisation de la population
pour une meilleure compréhension du problème des enfants des
rues). Changer le regard des gens sur ces enfants est aussi un moyen
de les intégrer progressivement dans la vie. En septembre 2003, le
journal "Arusha
Times" a publié un article sur la mort d'un enfant d’une
dizaine d’années, trouvé dans la décharge publique
de la ville. La cause de la mort n'a pas pu être clairement déterminée:
ingestion de nourriture avariée, bagarre avec d'autres enfants, racket… Toutes
ces raisons peuvent être invoquées.
En parrainant des enfants
La Tanzanie est peuplée de 36 millions
d’habitants, dont plus
de la moitié survivent avec moins d’un dollar par jour. Un enfant
est parfois prêt à faire 10 km à pied pour se rendre à l’école.
Malheureusement, nombreux sont les enfants qui ne peuvent suivre une
scolarité normale.
En raison de la pauvreté de leurs parents, il n’est pas rare
que des enfants soient placés dans d’autres familles, pour y
effectuer des travaux domestiques. C’est grâce aux dons
de parrainage que nous recevons que ces enfants pourront aller à l’école,
car les frais de matériel scolaire et d’uniformes (obligatoires
en Tanzanie) ne seront plus à la charge des parents.
Nous versons directement
cet argent aux écoles ou achetons nous-mêmes
le matériel scolaire dont les enfants ont besoin. Nous ne donnons
pas d’argent aux parents.
D’où proviennent nos fonds?
-Dons de collectivités, d’entreprises et de particuliers.
-Organisation
et participation à différentes manifestations:
Fête de la Musique, concerts, ventes de pâtisseries, d’artisanat
et expositions de photos.
-Cotisations des membres de EdT.
En Tanzanie, notre coordinateur tanzanien qui est également membre
fondateur de notre association, gère les fonds nécessaires à l’exécution
de nos projets. Grâce à lui nous pouvons garantir la juste utilisation
de nos fonds, car l’argent est versé directement aux destinataires,
sans passer par des intermédiaires.
«Les membres du comité de l’association EdT se déplacent
régulièrement en Tanzanie, les frais de déplacement
sont à leur charge».
Voyages humanitaires pour la réalisation de projets
L’association organise des voyages à but humanitaire, pour
permettre à des jeunes de participer à la réalisation
de divers projets. Ces projets sont mis en place
suite à une requête émanant
d’un responsable d’une école ou d’un centre d’enfants
de rues. Nous étudions cette requête, contrôlons sa fiabilité,
et, si elle est acceptée par le comité de notre association,
nous nommons une personne responsable qui sera chargée de sa réalisation.
En collaboration avec les participants et des membres de l’association,
le responsable organise des manifestations et sollicite des collectivités
et des entreprises pour récolter les fonds nécessaires pour
le projet.
Sur place, les participants sont intégrés dans un
village tanzanien et prennent part à la vie quotidienne de ses habitants.
La plupart de nos projets consistent à construire ou rénover
des bâtiments scolaires ou d’accueil pour les enfants des rues.
Nous nous efforçons en tout temps de faire marcher l'économie
du village ou de la région dans laquelle nous allons. Tout le matériel
est acheté sur place. Les travaux sont effectués par des ouvriers
du village ou de la région, ce qui leur assure un emploi temporaire.
Les participants ont l’occasion d’aider ces ouvriers dans certains travaux.
Les voyages se font sur une durée d’environ un mois, les frais
du voyage et du séjour sont à la charge de chaque participant.
Au cours de ces séjours, un safari de quelques jours est organisé (également
payé par chaque participant), pour permettre aux jeunes de mieux connaître
le pays, ses paysages, sa faune et sa flore.
Ces voyages permettent à des jeunes d'ici de découvrir une
autre manière de vivre, d'autres priorités, une autre culture,
d'autres valeurs, une réalité de la vie différente de
celle qu'ils connaissent. Des liens d’amitié se créent
entre les participants et les gens du pays. Des discussions, des échanges
d’idées permettent à chacun de mieux comprendre l’autre.
Les tanzaniens réalisent également à quel point les
jeunes participants se sont mobilisés et ont donné de leur
temps pour trouver l’argent leur permettant de concrétiser ces
projets.
Quelle plus belle récompense auront-ils à leur retour
que le souvenir d'un sourire sincère ou l’éclat de rire
d’un enfant?
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